L’énergie grise et le bois

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 La notion d’énergie grise remonte aux années 70. Dans le domaine de la construction, elle permet notamment de comparer la dépense d’énergie pour la fabrication de matériaux différents, de la matière brute, jusqu’au recyclage final. Ainsi, on peut opter pour les matériaux ayant un faible impact sur l’environnement, comme le bois.

image-energe grise

Définition

L’énergie grise, c’est « la somme totale de l’énergie nécessaire à assurer l’élaboration d’un produit, et ceci de l’extraction du/des matériau(x) brut(s), le traitement, la transformation, la mise en oeuvre du produit, ainsi que les transports successifs qu’aura nécessité la mise en oeuvre. Sont également inclues les dépenses énergétiques des matériels et engins ayant contribué à son élaboration. » [4]

Comment évaluer l’énergie grise d’un matériau ?

Le calcul global repose sur la prise en compte de chaque phase de production et de transformation, également appelée l’Analyse des Cycles de Vie :

  • La production ou l’extraction
  • Le stockage
  • Le transport
  • L’emballage
  • Les déchets induits
  • Jusqu’à la mise en décharge pour les matériaux non recyclables

On peut ainsi évaluer la consommation d’énergie en kWh/tonne pour l’élaboration d’un matériau, tout au long de son cycle de vie. On constate, par exemple, dans le tableau ci-dessous, que le contenu en énergie grise de l’aluminium est près de 50 fois supérieur à celui du bois.

Matériaux Contenu énergétique en kWh par tonne [5]
Aluminium de 1ère fusion 33 700
Polystyrène expansé 23 200
Laine de verre 13 770
Acier profilé 11 600
Béton armé 790
Bois 700

On peut donc conclure que l’énergie dépensée au cours de ce cycle dépend notamment de la complexité d’élaboration du produit.

Une notion fondamentale dans la construction

La production industrielle de matériaux de construction engendre des émissions de CO2.

On considère que ces émissions sont de l’ordre de 350 kg de CO2 pour 1 000 kwh d’énergie grise [6].

D’après ces données et le contenu énergétique de matériaux indiqué dans le tableau ci-dessus, on peut calculer les rejets de CO2 tout au long du cycle de vie :

  • d’une tonne d’aluminium de 1ère fusion : soit 11,80 tonnes de dioxyde de carbone,
  • d’une tonne de bois : soit 250 kg de dioxyde de carbone.

Une réflexion en amont sur le choix des matériaux de construction utilisés se révèlera donc à l’avenir incontournable, afin de réduire la quantité d’énergie nécessaire pour un même usage.

Les avantages du bois dans la protection de l’environnement

Le bois, exploité durablement, possède un bilan carbone neutre. C’est à dire que le CO2 rejeté dans l’atmosphère pour sa production, sa transformation et son recyclage est totalement absorbé par la forêt. On peut affirmer qu’il s’agit d’un matériau à faible énergie grise, que l’on doit donc considérer une solution efficace de lutte contre l’effet de serre [7].

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